Branche de l'économie qui étudie les comportements individuels des agents économiques — ménages, entreprises, marchés — et leurs interactions dans l'allocation des ressources rares.
La microéconomie s'intéresse aux décisions individuelles des ménages (maximisation de leur utilité sous contrainte budgétaire) et des entreprises (maximisation du profit sous contrainte technologique). Elle analyse comment ces décisions s'agrègent via les marchés pour déterminer les prix et les quantités échangées.
Quand le prix d'un bien augmente, toutes choses égales par ailleurs, la quantité demandée diminue. Cette relation inverse est due à l'effet de substitution (on se tourne vers des biens moins chers) et à l'effet revenu (le pouvoir d'achat réel baisse). Exception : les biens de Giffen (rares) et les biens de Veblen (luxe ostentatoire).
Quand le prix augmente, la quantité offerte augmente : une hausse de prix rend la production plus rentable et incite à produire davantage. La courbe d'offre est ascendante. Elle se déplace en cas de choc technologique (productivité), de variation du coût des intrants ou d'une politique de subvention/taxe.
Si |ε| > 1 : demande élastique (luxe, substituts proches). Si |ε| < 1 : demande inélastique (essence, médicaments). Si |ε| = 1 : élasticité unitaire. L'élasticité détermine qui supporte réellement l'incidence d'une taxe.
L'utilité représente le niveau de satisfaction d'un agent. Les courbes d'indifférence relient toutes les combinaisons de biens donnant le même niveau d'utilité. Elles sont décroissantes, convexes et ne se croisent jamais. Le taux marginal de substitution (TMS) mesure le sacrifice d'un bien pour obtenir une unité supplémentaire de l'autre.
Le consommateur maximise son utilité sous contrainte budgétaire (droite de budget). L'optimum est atteint au point de tangence entre la droite de budget et la courbe d'indifférence la plus haute : TMS = ratio des prix. Toute variation de prix ou de revenu déplace cet optimum.
La firme transforme des facteurs de production (capital K, travail L) en output Y selon une fonction de production Y = F(K,L). À court terme, le capital est fixe. La loi des rendements décroissants s'applique : l'embauche d'un travailleur supplémentaire augmente la production de moins en moins (productivité marginale décroissante du travail).
Coût de produire une unité supplémentaire. La courbe Cm est en U : elle décroît grâce aux économies d'échelle puis croît avec les déséconomies.
Coût total / quantité produite. La firme est en profit si P > CM, à l'équilibre si P = CM (long terme concurrentiel).
À court terme, la firme produit si P ≥ coût variable moyen (CVM). En dessous, elle couvre au moins ses coûts variables et limite les pertes.
Différence entre la disposition maximale à payer (willingness to pay) et le prix effectivement payé. Il mesure le gain du consommateur. Représenté par le triangle situé sous la courbe de demande et au-dessus du prix de marché.
Différence entre le prix reçu et le coût marginal de production. Triangle situé au-dessus de la courbe d'offre et en dessous du prix de marché. La maximisation du bien-être social requiert la maximisation du surplus total (allocative efficiency).
John Nash (1950) : un équilibre est une situation où chaque joueur choisit la meilleure stratégie compte tenu des stratégies des autres. Au dilemme du prisonnier, l'équilibre de Nash (confession mutuelle) est sous-optimal collectivement — illustration des conflits entre intérêt individuel et intérêt collectif. Fondement de l'analyse des oligopoles, des enchères et des négociations.
Dans les jeux répétés à l'infini, des stratégies coopératives (Tit-for-Tat) peuvent émerger et maintenir la coopération. Application : cartels, normes sociales, traités commerciaux.
Formats : ascendantes (anglaises), descendantes (hollandaises), au premier prix scellé, au deuxième prix (Vickrey). Théorème d'équivalence des revenus. Utilisées pour les fréquences 5G, les marchés financiers, les œuvres d'art.
L'acheteur ne connaît pas la qualité du bien avant l'achat. Exemple : marché des voitures d'occasion (Akerlof, 1970) — les «lemons» chassent les bonnes voitures. Remède : signaux, garanties, réglementation.
Modification du comportement après la conclusion d'un contrat car l'une des parties n'est pas observée. Exemple : une personne assurée prend plus de risques. Remède : franchise, bonus-malus, clauses d'intéressement.
Problème de délégation entre un principal (actionnaire) et un agent (dirigeant). Les intérêts divergent (agentification). Solutions : contrats incitatifs, stock-options, conseil d'administration indépendant.