Le racisme est une idéologie fondée sur la croyance que les êtres humains peuvent être hiérarchisés selon leur origine, leur couleur de peau ou leur appartenance à un groupe ethnique. Cette page documente son histoire, ses mécanismes et les combats menés pour l'abolir. Comprendre le racisme est une étape indispensable pour le combattre.
Le racisme désigne toute idéologie, attitude ou comportement qui établit une hiérarchie entre les êtres humains sur la base de leur appartenance réelle ou supposée à un groupe ethnique, une « race » ou une origine nationale.
Il peut prendre des formes individuelles (préjugés, discriminations), institutionnelles (lois, pratiques systémiques) ou culturelles (représentations, stéréotypes).
Le racisme moderne se structure au fil des siècles, notamment avec la traite négrière transatlantique (XVe–XIXe s.) qui déporta entre 12 et 15 millions d'Africains réduits en esclavage.
Au XIXe siècle, des théories pseudo-scientifiques — depuis réfutées — tentèrent de justifier la domination coloniale en prétendant classer les peuples en « races supérieures » et « races inférieures ».
La ségrégation raciale est l'organisation légale ou de fait de la société en groupes séparés selon la race, avec accès inégal aux ressources, espaces et droits.
Aux États-Unis, la ségrégation fut légalisée par l'arrêt Plessy v. Ferguson (1896) instaurant le principe « séparés mais égaux » — égalité purement fictive dans les faits.
Entre 1877 et 1965, les lois Jim Crow imposèrent dans les États du Sud américain la séparation stricte dans les écoles, transports, hôpitaux, restaurants et lieux publics.
L'apartheid (1948–1994) fut un régime légal de ségrégation totale imposé par le gouvernement blanc minoritaire d'Afrique du Sud, classifiant la population en races et leur attribuant droits et espaces distincts.
« L'apartheid était un crime contre l'humanité. »
— ONU, résolution 3068 (1973)Nelson Mandela, emprisonné 27 ans, conduisit la transition vers la démocratie multiraciale en 1994.
Aux États-Unis, le mouvement des droits civiques (1954–1968) mena des combats décisifs pour l'égalité :
Le racisme institutionnel désigne les discriminations intégrées dans les structures d'une société : justice, éducation, emploi, logement, santé.
Il ne requiert pas d'intention individuelle : des lois ou pratiques neutres en apparence peuvent produire des effets discriminatoires systématiques.
Le racisme inflige des traumatismes durables aux personnes qui en sont victimes : stress chronique, anxiété, dépression, perte d'estime de soi, méfiance permanente.
« Le racisme est une forme de violence. Ses blessures, bien qu'invisibles, sont profondes et durables. »
— Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, 1952À travers le monde, des individus et des mouvements ont résisté au racisme :
De nombreux pays ont adopté des lois pour combattre le racisme :
Malgré les progrès législatifs, le racisme persiste sous des formes explicites et implicites dans de nombreuses sociétés.
Le mouvement Black Lives Matter, relancé après l'assassinat de George Floyd en 2020, a mis en lumière les violences policières et les inégalités systémiques persistantes.
La lutte antiraciste est une responsabilité collective, éducative et politique permanente.