Système actif — Défenses opérationnelles

Système
// Immunitaire //

Le système immunitaire est un réseau complexe de cellules, tissus, organes et molécules qui défend l'organisme contre les agents pathogènes, les cellules cancéreuses et les substances étrangères — tout en préservant ses propres tissus.

~2 Trlymphocytes dans le corps humain
10¹⁸anticorps différents possibles
5 Lsang contenant 7 000 GB/µL
400+ganglions lymphatiques dans le corps

// 01 — Architecture

Vue d'ensemble du système immunitaire

L'immunité humaine se structure en deux grands systèmes complémentaires qui coopèrent pour éliminer toute menace :

Immunité innée

Réponse immédiate (minutes à heures). Non spécifique, pas de mémoire. Première ligne de défense : barrières physiques, phagocytes, NK, inflammation, fièvre. Conservée chez tous les animaux.

Immunité adaptative

Réponse différée (jours à semaines). Hautement spécifique, génère une mémoire immunologique durable. Lymphocytes T et B. Propre aux vertébrés à mâchoires (gnathostomes).

Organes lymphoïdes

OrganeTypeRôle
ThymusPrimaireMaturation et éducation des lymphocytes T (sélection positive et négative) — actif surtout en enfance
Moelle osseusePrimaireHématopoïèse — production de toutes les cellules sanguines + maturation lymphocytes B
RateSecondaireFiltre le sang, présentation d'antigènes, réponse aux antigènes circulants
Ganglions lymphatiquesSecondaireFiltre la lymphe, lieu de rencontre antigène-lymphocyte, initiation réponse adaptative
MALTSecondaireTissu lymphoïde associé aux muqueuses : amygdales, plaques de Peyer, BALT, appendice
Vaisseaux lymphatiquesTransportDrainent la lymphe interstitielle, transportent les antigènes et les lymphocytes

// 02 — Première Ligne

Immunité innée

Barrières physiques et chimiques

  • Peau : barrière mécanique + kératinocytes, pH acide (5.5), sébum antibactérien, microbiote commensale compétitif.
  • Muqueuses : mucus piège les pathogènes → cils vibratiles → évacuation (escalator mucociliaire).
  • Sécrétions : lysozyme (larmes, salive), lactoferrine, défensines, acide gastrique (pH 1-2), bile antimicrobienne.

Reconnaissance des pathogènes — PRR

Pattern Recognition Receptors (PRR) : les cellules de l'immunité innée possèdent des récepteurs reconnaissant des motifs moléculaires conservés associés aux pathogènes (PAMP — Pathogen-Associated Molecular Patterns) et aux dommages cellulaires (DAMP). Les TLR (Toll-Like Receptors, 10 chez l'humain), NLR, RLR et cGAS-STING sont les principales familles.

Inflammation aiguë

Réponse coordonnée aux dommages tissulaires et aux infections, caractérisée par les 5 signes cardinaux de Celse (rubor, calor, tumor, dolor, functio laesa) :

MédiateurSourceEffet
HistamineMastocytes, basophilesVasodilatation, augmentation perméabilité vasculaire
Prostaglandines (PGE2)Phospholipides membranaires → COXVasodilatation, douleur, fièvre — cibles des AINS
IL-1, IL-6, TNF-αMacrophagesCytokines pro-inflammatoires → fièvre, réponse de phase aiguë
IL-8 / CXCL8Macrophages, endothéliumChimioattractant pour les neutrophiles (recrutement au site)
LeucotriènesMastocytes, éosinophilesBronchospasme, vasodilatation, chimiotaxie
Protéines de phase aiguëFoie (IL-6 dépendant)CRP, fibrinogène, sérum amyloïde A — opsonisation, activation complément

Fièvre

La fièvre est une réponse défensive coordonnée par l'hypothalamus sous l'action des pyrogènes endogènes (IL-1, IL-6, TNF-α, PGE2). Effets bénéfiques : ralentit la réplication des pathogènes (optimum enzymatique), stimule les fonctions lymphocytaires, augmente la production d'interférons. Dangereuse au-delà de 40–41 °C (dénaturation enzymatique).

// 03 — Réponse Spécifique

Immunité adaptative

L'immunité adaptative se caractérise par 4 propriétés fondamentales :

Spécificité

Chaque lymphocyte exprime un récepteur unique (TCR ou BCR) reconnaissant un épitope antigénique spécifique. Diversité générée par recombinaison V(D)J.

Mémoire

Après la réponse primaire, des lymphocytes mémoire longévifs persistent des décennies. La réponse secondaire est plus rapide, plus intense et produit des anticorps de plus haute affinité.

Tolérance du soi

Mécanismes centraux (délétion clonale, éducation thymique) et périphériques (anergie, Treg, CTLA-4) évitent l'attaque des tissus propres.

Amplification clonale

Un lymphocyte activé prolifère massivement (expansion clonale) pour produire des milliers d'effecteurs spécifiques du même antigène — réponse proportionnelle à la menace.

Immunité cellulaire — Lymphocytes T

Sous-typeMarqueurFonction
T auxiliaire (Th)CD4+ / CMH-IIOrchestration — sécrète des cytokines activant B, CTL, macrophages et autres cellules
Th1CD4+, IFN-γActivation des macrophages, immunité cellulaire contre pathogènes intracellulaires
Th2CD4+, IL-4/5/13Aide aux lymphocytes B, immunité humorale, réponse aux parasites, allergie
Th17CD4+, IL-17Recrutement neutrophiles, défense muqueuses, impliqué dans auto-immunité
T régulateur (Treg)CD4+, CD25+, FoxP3+Suppression de l'immunité — maintien de la tolérance du soi et fin de la réponse
CTL (T cytotoxique)CD8+ / CMH-ITue directement les cellules infectées ou cancéreuses via perforine/granzymes et FasL
T mémoireCD45RO+Cellules longévives (centrale et effectrice) — réponse secondaire accélérée
NKTCD1d-restreintInterface innée/adaptative — reconnait des lipides antigéniques, production rapide d'IL-4 et IFN-γ

Immunité humorale — Lymphocytes B

Les lymphocytes B reconnaissent les antigènes natifs via le BCR (Immunoglobuline de surface). Avec l'aide des T folliculaires (Tfh), ils forment des centres germinatifs dans les ganglions où se produisent :

  • Hypermutation somatique : mutations ponctuelles dans les régions variables → sélection des clones à plus haute affinité (maturation d'affinité).
  • Commutation de classe (switch isotypique) : changement de région constante (IgM → IgG, IgA, IgE) → fonctions effectrices différentes.
  • Différenciation en plasmocytes (usines à anticorps, 2 000 Ac/sec) et lymphocytes B mémoire.

// 04 — Arsenal Cellulaire

Cellules immunitaires

🔵
Neutrophile
Phagocyte professionnel, premier au site d'infection. Libère des NETs (pièges extracellulaires). Durée de vie ~6–8h dans les tissus.
60–70 % des GB
🟡
Macrophage
Phagocytose, présentation d'antigènes (CPA), production de cytokines. M1 (pro-inflammatoire) vs M2 (résolution). Longévité mois–années.
Tissu-résident
⭐
Cellule dendritique
CPA professionnelle par excellence. Capture les antigènes en périphérie, migre vers les ganglions, présente aux lymphocytes T naïfs — pont entre innée et adaptative.
~0,1 % GB
🔴
Cellule NK
Tue les cellules infectées ou cancéreuses sans présentation antigénique préalable. Reconnaît l'absence de CMH-I (missing-self). Produit IFN-γ et TNF.
5–20 % lympho
🟣
Mastocyte
Libère histamine, héparine, protéases. Rôle dans allergies et réponse anti-parasitaire. Dégranulation par IgE ou stimuli physiques.
Tissu conjonctif
🟠
Éosinophile
Lutte contre les parasites (helminthes) via la protéine basique majeure. Impliqué dans l'asthme et les allergies. Durée de vie 2–5 jours.
1–4 % GB
🟤
Basophile
Similaire aux mastocytes. Libère histamine et IL-4 en réponse aux allergènes. Rôle dans l'allergie et immunité anti-parasitaire de type Th2.
<1 % GB
⚪
Monocyte
Précurseur circulant des macrophages et DC. Patrol monocytes vs classical monocytes. Se différencient après migration tissulaire sous influence de GM-CSF, M-CSF.
2–8 % GB

// 05 — Immunoglobulines

Anticorps et immunoglobulines

Les anticorps (immunoglobulines, Ig) sont des glycoprotéines en forme de Y constituées de 2 chaînes lourdes (H) et 2 chaînes légères (L) reliées par des ponts disulfure. La région variable (Fab) reconnaît l'antigène ; la région constante (Fc) assure les fonctions effectrices.

Les 5 classes d'immunoglobulines

ClasseStructureLocalisationFonctions principales
IgGMonomère (4 sous-classes)Sérum +++, tissu, passe le placentaNeutralisation, opsonisation, ADCC, activation complément. Mémoire secondaire. Principale Ig sérique (75 %).
IgAMonomère/dimère + pièce sécrétoireSécrétions (lait maternel, salive, larmes, intestin)Protection des muqueuses, prévention de l'adhésion des pathogènes. Immunité locale.
IgMPentamère (10 sites de liaison)Surface des B naïfs, sérumPremière Ig produite en réponse primaire. Haute avidité. Activation puissante du complément.
IgEMonomèreSurface mastocytes/basophiles, traces dans sérumAllergie (anaphylaxie), immunité anti-parasitaire (vers). Se fixe aux récepteurs FcεRI à haute affinité.
IgDMonomèreSurface des B naïfs (co-récepteur BCR)Activation et différenciation des B matures. Rôle peu élucidé. Très faible dans le sérum.
Anticorps monoclonaux thérapeutiques : révolution médicale depuis les années 1980. Suffixe -mab (monoclonal antibody). Rituximab (anti-CD20, lymphomes B), Trastuzumab (anti-HER2, cancer sein), Adalimumab (anti-TNFα, polyarthrite), Pembrolizumab (anti-PD-1, cancers), Dupilumab (anti-IL-4Rα, atopie). >100 anticorps approuvés FDA en 2024.

// 06 — Présentation Antigénique

CMH — Complexe Majeur d'Histocompatibilité

Le CMH (HLA chez l'humain — Human Leukocyte Antigen) est le système le plus polymorphe du génome humain (>30 000 allèles décrits). Il présente des fragments peptidiques aux lymphocytes T pour contrôle de l'identité cellulaire.

CMH classe I

HLA-A, -B, -C. Exprimé par toutes les cellules nucléées. Présente des peptides endogènes (cytosol → protéasome → TAP → réticulum endoplasmique → surface) aux lymphocytes T CD8+. Révèle l'état intérieur de la cellule.

CMH classe II

HLA-DR, -DP, -DQ. Exprimé surtout par les cellules présentatrices d'antigènes (macrophages, DC, B). Présente des peptides exogènes (voie endosomale/lysosomale) aux lymphocytes T CD4+. Informe sur l'environnement extracellulaire.

Rejet de greffe et compatibilité HLA

Le typage HLA est crucial pour les greffes d'organes (rein, cœur, foie) et de moelle osseuse. Plus les HLA du donneur et du receveur sont similaires, moins le risque de rejet est élevé. Les médicaments immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus, mycophénolate) inhibent l'activation des T pour prévenir le rejet.

// 07 — Système du Complément

Système du Complément

Le complément est une cascade d'environ 30 protéines sériques qui s'activent séquentiellement, amplifiant massivement la réponse immunitaire. Trois voies d'activation convergent vers la formation du complexe d'attaque membranaire (CAM/MAC) :

VoieDéclencheurProtéines clés
ClassiqueComplexes immuns (anticorps IgM ou IgG)C1q, C1r, C1s, C4, C2
Lectines (MBL)Mannose à la surface des pathogènesMBL, MASP-1/2, C4, C2
AlternativeActivation spontanée sur surfaces étrangèresC3, facteur B, facteur D, properdine

Effets du complément : opsonisation (C3b facilite la phagocytose), chimiotaxie (C5a recrute neutrophiles), anaphylaxie (C3a, C4a, C5a), lyse (MAC = C5b-9 perce la membrane du pathogène).

Déficit en C3 : augmente radicalement la susceptibilité aux infections bactériennes récidivantes. Déficit en C1-inhibiteur → angio-œdème héréditaire (crises d'œdème potentiellement fatal). Les protéines régulatrices (CD55/DAF, CD59) protègent les cellules du soi contre la lyse par le complément.

// 08 — Prophylaxie

Vaccins et immunisation

La vaccination exploite la mémoire immunologique pour conférer une protection sans exposition à la maladie. Elle a permis l'éradication de la variole (1980), l'élimination de la polio dans la plupart des régions, et a réduit la mortalité infantile mondiale de façon spectaculaire.

Types de vaccins

Vivants atténués

Pathogènes affaiblis mais vivants → réponse immunitaire robuste, proche de l'infection naturelle. 1 ou 2 doses suffisent. Exemples : ROR (rougeole-oreillons-rubéole), varicelle, fièvre jaune, tuberculose (BCG). Contre-indiqués chez les immunodéprimés.

Inactivés

Pathogènes tués par chaleur ou produits chimiques. Plus stables, pas de risque de retour à la virulence. Réponse moins robuste → nécessitent plusieurs doses + rappels. Exemples : grippe injectable, hépatite A, polio IPV (Salk).

Sous-unitaires / protéiques

Contiennent uniquement des protéines ou polysaccharides antigéniques purifiés. Très sûrs. Exemples : hépatite B (antigène HBs recombinant), HPV (Gardasil = VLP), Bordetella pertussis aP, vaccin pneumococcique (PCV20).

ARNm (nouvelle génération)

ARNm encapsulé dans des nanoparticules lipidiques (LNP) → cellules du receveur produisent la protéine antigénique → réponse immune. Exemples : Pfizer-BioNTech et Moderna COVID-19. Technologie en cours de développement pour cancer, grippe, VIH, RSV.

Immunité de groupe : lorsqu'une fraction suffisante de la population est immunisée, la transmission du pathogène est interrompue, protégeant les non-immunisés (nourrissons, immunodéprimés). Le seuil varie selon le R₀ : rougeole (R₀≈15) nécessite ~93 % de couverture ; polio ~85 % ; COVID-19 ~70–90 % selon le variant.

// 09 — Dysfonctions

Pathologies immunitaires

Auto-immunité

Perte de tolérance du soi → attaque des propres tissus. Touche ~5 % de la population mondiale, prédominance féminine (2:1).

MaladieCible auto-immuneMécanisme
Lupus érythémateux systémique (LES)ADN, histones, phospholipidesComplexes immuns → dépôts → inflammation multi-organes
Polyarthrite rhumatoïde (PR)IgG (facteur rhumatoïde), citrullineSynovite chronique → destruction articulaire
Diabète de type 1Cellules β du pancréas (insuline, GAD)CTL détruisent les cellules productrices d'insuline
Sclérose en plaques (SEP)Myéline (MBP, MOG)Démyélinisation du SNC par Th1/Th17
Maladie de BasedowRécepteur TSHAuto-anticorps stimulateurs → hyperthyroïdie
MyasthénieRécepteur à l'acétylcholine (AChR)Blocage de la jonction neuromusculaire

Hypersensibilités (Gell & Coombs)

TypeMécanismeDélaiExemples
I — AnaphylactiqueIgE → mastocytes → dégranulationMinutesAllergie alimentaire, asthme allergique, rhinite, anaphylaxie
II — CytotoxiqueIgG/IgM → complément ou ADCCHeuresAnémie hémolytique auto-immune, incompatibilité Rhésus
III — Complexes immunsDépôts de complexes Ag-AcHeures-joursLupus, glomérulonéphrite, maladie sérique
IV — Retardée (cellulaire)Lymphocytes T → cytokines48–72 hTest tuberculine, dermite de contact, greffe, granulomes

Immunodéficiences

  • Primaires : défauts génétiques. DICS (déficit immunitaire combiné sévère — « enfants bulles »), agammaglobulinémie de Bruton (absence de B), syndrome de DiGeorge (absence thymus).
  • Secondaires : SIDA (VIH détruit les CD4+, seuil <200/µL = SIDA), immunosuppresseurs médicamenteux, malnutrition, cancers hématologiques, vieillissement (immunosénescence).

// 10 — Révolution Thérapeutique

Immunothérapie des cancers

Les tumeurs développent des mécanismes pour échapper à l'immunosurveillance. L'immunothérapie vise à lever ces freins ou à armer le système immunitaire contre les cellules cancéreuses.

Inhibiteurs de checkpoints

Anti-PD-1/PD-L1 (Pembrolizumab, Nivolumab, Atézolizumab) et anti-CTLA-4 (Ipilimumab). Lèvent les freins sur les CTL → réactivation de l'immunité anti-tumorale. Révolution dans mélanome, CPNPC, cancer rein, vessie, Hodgkin. Nobel 2018 (Allison & Honjo).

Thérapie CAR-T

Lymphocytes T du patient génétiquement modifiés pour exprimer un récepteur chimérique antigénique (CAR) ciblant les tumeurs. Axicabtagène (Yescarta) et Tisagenlecleucel (Kymriah) pour leucémies/lymphomes B. Taux de rémission >50 % dans des cas réfractaires.

Cytokines thérapeutiques

IL-2 haute dose (mélanome, rein) active les NK et T. Interféron-α (leucémie à tricholeucocytes, mélanome). IFN-β (SEP). Efficaces mais toxicité importante limitant l'utilisation.

Bispecific T-cell Engagers (BiTE)

Anticorps bispécifiques reliant CD3 (sur T) à un antigène tumoral (ex : CD19). Blinatumomab (CD3×CD19, LAL réfractaire). Activent les T sans passer par le CMH — contournent l'échappement par perte HLA.

// 11 — Chronologie

Histoire de l'immunologie

1796
Edward Jenner — Vaccination
Inoculation de vaccine (variole bovine) confère protection contre la variole humaine — naissance de la vaccinologie.
1884
Élie Metchnikoff — Phagocytose
Découverte des phagocytes en observant des larves d'étoiles de mer — Nobel 1908 (partagé avec Ehrlich).
1890
Von Behring & Kitasato — Antitoxines
Sérum de diphtérie et tétanos — naissance de l'immunologie humorale et de la sérothérapie. Nobel 1901.
1938
Kabat & Tiselius — Anticorps = γ-globulines
Identification des immunoglobulines par électrophorèse — base de l'immunochimie moderne.
1959
Burnet — Théorie de la sélection clonale
Chaque lymphocyte porte un récepteur unique — sélection de ceux qui reconnaissent l'antigène. Nobel 1960.
1975
Köhler & Milstein — Anticorps monoclonaux
Fusion d'un lymphocyte B et d'un myélome → hybridome produisant un anticorps monoclonal. Nobel 1984. Révolution diagnostique et thérapeutique.
1984
Gallo & Montagnier — VIH
Identification du virus responsable du SIDA — compréhension du tropisme pour les CD4+. Nobel Montagnier 2008.
1996
Janeway & Medzhitov — TLR / PAMP
Identification des Toll-Like Receptors chez les mammifères — fondement de l'immunité innée moderne. Nobel Beutler, Hoffmann 2011.
2018
Allison & Honjo — Inhibiteurs de checkpoints
Prix Nobel pour la découverte du blocage CTLA-4 et PD-1 comme traitement du cancer — révolution en oncologie.